Chimie : résidus de réaction : règles générales

 Traitement des résidus de réaction : quelques règles générales

- L'Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilté des établissements d'enseignement a publié en février 2013, un document rappelant les consignes de gestion des déchets (résidus de réaction) dans un établissement d'enseignement.

http://ons.education.gouv.fr

- Document UdPPC octobre 2009

 Dans un but de formation de nos élèves et de protection de l'environnement, nous devons les sensibiliser au traitement des produits chimiques rejetés en fin de séances de travaux pratiques.

Il faut éviter les bidons "fourre-tout" dans lesquels diverses solutions sont versées. Les mélanges ainsi obtenus forment une "soupe" à évolution plus ou moins prévisible. Les élèves assimilent rapidement ces bidons à une poubelle et ne réfléchissent pas aux risques potentiels. Une présentation des valeurs limites de concentration des différents ions dans l'eau potable permet d'amorcer une réflexion sur ce qu'il est possible de rejeter en fin de séance de TP.

 Démarche à suivre :

1.      en analyse quantitative et synthèse minérale

  • En fin de T.P., les solutions résiduelles devront être traitées pour éliminer toute trace d'oxydant et le pH des solutions acides ou basiques exemptes de polluants sera ajusté entre 6 et 8.

Pour cela il faut prévoir de neutraliser les solutions si nécessaire et de réduire complètement les solutions oxydantes avec du sulfate ferreux ou du disulfite de sodium. Les élèves doivent réfléchir sur ce que deviennent les résidus après la séance de TP. Certaines solutions après neutralisation peuvent être rejetées à l'évier. D'autres solutions seront stockées dans un bidon parfaitement identifié avec la date, le nom du TP, les différents ions contenus dans la solution.

  • Les bidons récupérés au laboratoire seront soit stockés pour élimination par une société spécialisée (cas des solutions contenant de l'EDTA qui forment des complexes avec la plupart des métaux lourds), soit traités pour réduire les quantités à éliminer (cas des solutions d'ions métalliques lourds, voir fiches de traitement correspondantes dans le Bup 829 p2023 à 2036)

 2.      en chimie organique

  • Trois types de résidus sont possibles : phase organique liquide, phase aqueuse, résidus solides.
  • Résidus solides : placer le solide sec dans une boite fermée portant une étiquette où sera notée le nom de ce solide, la toxicité, la date de mise en conditionnement. Le stocker dans un lieu ventilé en attente de l'envoi à une société spécialisée.
  • Phase aqueuse : ces phases sont stockées dans des bidons séparées pour être envoyées à une société spécialisée. Cependant, une concentration de ces solutions peut être envisagée pour diminuer le coût de destruction.
  • Phase organique liquide : il faut séparer les solvants halogénés des solvants non halogénés. Le coût de traitement n'est pas le même. Les mélanges contenant de grande quantité de solvants peuvent être distillés pour recycler le solvant.
  • Il est déconseillé de mélanger différents résidus de réaction. Des réactions non désirées peuvent se produire à l'intérieur de ces bidons. Cela implique de prévoir un local de stockage assez important ou de faire venir régulièrement la société spécialisée.
  • Il est souhaitable pour diminuer les coûts de retraitement et les risques potentiels d'utiliser des quantités faibles de produits. Les réactions se feront dans des ballons de 250 cm3 au maximum. Lorsque les critères pédagogiques et la facilité de la réaction le permettent, il est souhaitable de manipuler dans des ballons de 100 cm3. La microchimie, très séduisante en ce qui concerne la diminution des quantités utilisées ne peut être systématiquement utilisée, la notion de rendement étant très importante.

A qui s'adresser pour "jeter" ?

  • Dans tous les cas il faut s'adresser au gestionnaire de votre établissement qui se renseignera auprès de l'Inspecteur Hygiène et Sécurité au rectorat, qui précisera la situation dans l'académie.
  • En effet certaines régions prennent en charge ce problème des déchets toxiques en quantités dispersées ( DTQD). Vous suivez alors la procédure en vigueur.
  • Dans le cas où rien n'est prévu :

-          Pour de petites quantités, vous pouvez contacter la déchetterie la plus proche et leur confier si cela est possible vos déchets.

-          Pour des quantités plus importantes il faut contacter des sociétés spécialisées et établir un contrat pour le transport et le traitement des déchets. Il peut alors être intéressant de regrouper plusieurs établissements.

 Cas des bouteilles de gaz

Contacter la société qui a vendu la bouteille de gaz, elle doit la reprendre. S’il s’agit d’une vieille bouteille de gaz dont la société a fait faillite contacter une société de traitement des déchets.

Documentation :

  • Site académie de Nancy-Metz :

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/securite/sommaire.htm

Opération  Bidon Futé, TP Olympiades

  • BUP n° 829 décembre 2000 : traitement des résidus de réaction p 2023 à 2036